Théories mentionnées dans la revue de littérature évolutive et tirées de la littérature publiée sur l’hésitation vaccinale.
Biais de confirmation
Une théorie selon laquelle les individus recherchent, favorisent et retiennent les informations qui confirment leurs croyances préexistantes. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les sujets politiquement et émotionnellement chargés, liés à des convictions profondément ancrées.
Théorie des niveaux de représentation
Décrit la relation entre la distance psychologique et le degré auquel la pensée des individus est abstraite ou concrète. Plus un objet est éloigné de l’individu, plus il sera perçu de manière abstraite, et plus il est proche, plus il sera perçu de manière concrète.
« Rigueur et souplesse » culturelles
Désigne le degré de tolérance d’une culture envers la déviance et les normes. Une culture « rigide » présente une faible tolérance à la déviance et des normes fortes, tandis qu’une culture « souple » tolère davantage les écarts aux normes.
Source : Mert Aktas, Michele Gelfand, and Paul Hanges. (2015). Cultural Tightness–Looseness and Perceptions of Effective Leadership. Journal of Cross-Cultural Psychology.
Malédiction de la connaissance
Un biais cognitif qui survient lorsqu’un individu suppose inconsciemment que ses interlocuteurs possèdent les connaissances nécessaires pour comprendre.
Birch SAJ, Bloom P. The Curse of Knowledge in Reasoning About False Beliefs. Psychological Science. 2007;18(5):382-386.
Fausse équivalence
Un sophisme logique consistant à établir une équivalence entre deux sujets sur la base d’un raisonnement erroné, condamnant et excusant souvent simultanément les deux parties d’un différend.
Aversion à l’information
Les individus sont réticents à recevoir des informations qui les font se sentir mal, les obligent à faire quelque chose qu’ils ne souhaitent pas, ou menacent leurs valeurs profondément ancrées. Également connu sous le nom d’effet autruche.
Théorie de l’inoculation
Un cadre psychologique des années 1960 visant à induire une résistance préventive contre les tentatives de persuasion non souhaitées.
Source : Papageorgis, D., & McGuire, W. J. (1961). The Journal of Abnormal and Social Psychology, 62(3), 475–481.
Théorie des fondements moraux
Propose que plusieurs systèmes psychologiques innés constituent les fondements de l’éthique intuitive : Soin/préjudice, Équité/tricherie, Loyauté/trahison, Autorité/subversion, Pureté/dégradation, Liberté/oppression.
Sources : Feinberg & Willer (2015). Personality and Social Psychology Bulletin. / Haidt, Jonathan. (2012). The Righteous Mind. Vintage.
Théorie du coup de pouce (Nudge)
Concept selon lequel le renforcement positif, les options par défaut et les suggestions indirectes — tout en préservant la liberté de choix — peuvent influencer les comportements.
Source : Richard Thaler and Cass Sunstein. (2008). Nudge. Penguin.
Pré-démenti (et non démenti)
Fournir des informations correctes avant l’exposition à des informations fausses peut réduire la tendance à croire ces dernières. Les travaux de Sander Van Der Linden & Jon Roozenbeek ont montré l’efficacité de ce procédé contre la désinformation.
Source : BBC. https://www.bbc.com/future/article/20181114-could-this-game-be-a-vaccine-against-fake-news
Théorie des perspectives
Attribuée à Kahneman et Tversky (1979), cette théorie soutient que les individus évaluent les gains et les pertes de manière asymétrique — l’aversion aux pertes est plus forte que l’attrait pour les gains.
Source : Kahneman & Tversky (1979). Econometrica. 47(2) : 263–291.
Pseudo-inefficacité / Engourdissement psychique
Les individus sont moins enclins à agir lorsqu’ils ont le sentiment que leurs actions ne feront pas de différence. Lorsqu’un problème semble trop vaste, nous nous engageons dans un engourdissement psychique comme défense cognitive.
Auto-efficacité
Albert Bandura soutient que parmi tous les mécanismes de l’agentivité humaine, les croyances en l’efficacité personnelle sont les plus centrales pour influencer les comportements.
Source : Bandura, A., & Locke, E. A. (2003). The Journal of Applied Psychology, 88(1), 87–99.
Théorie de l’identité sociale
Les individus tirent leur sens de soi de leur appartenance à des groupes. La façon dont quelqu’un se définit indique à quoi il prête attention, à qui il fait confiance et quelles sont les normes de son groupe.
Théorie des normes sociales
Les normes sociales sont des règles qui régissent nos comportements. Une approche basée sur les normes sociales se concentre sur la modification des perceptions de ce que font les autres personnes qui nous ressemblent.
Visions du monde
Les individus ont différentes visions du monde qui guident leur compréhension du fonctionnement du monde. Il est important d’identifier où se situe une communauté pour construire des messages qui résonneront.

